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Lundi 1er décembre 2008
 
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L'Europe et l'immigration  

L'Europe et l'immigration

La dangereuse politique d'immigration de Bruxelles

La France mais aussi toute l'Europe se trouvent aujourd'hui confrontées à des problèmes considérables liés à l'immigration : gestion des flux migratoires, insécurité, criminalité organisée internationale, trafics en tous genres, chômage, violences, corruption... A qui la faute ? Tout d'abord à l'Europe de Bruxelles, à ses dogmes ultra-libéraux et droits de l'hommistes mais aussi en raison de l'idéologie immigrationniste de nos gouvernements et de leurs renoncements successifs.

Le traité d'Amterdam, entré en vigueur le 1er mai 1999 et le sommet de Tampere en octobre 1999 constituent une étape décisive vers la communautarisation de la politique d'asile et d'immigration. L'objectif alors fixé par les gouvernements de l'Union européenne est de créer un véritable "espace de liberté, de sécurité et de justice" véritable gageure qui s'avère aujourd'hui de moins en moins réaliste. Toutefois, les accords les plus dévastateurs de cette construction européenne sont sans nul doute les accords de Schengen de 1990 qui ont éliminé les contrôles aux frontières intérieures, érigeant ainsi la liberté de circulation des personnel en liberté fondamentale. Lesdits accords, ayant rendu nos frontières tellement poreuses que des régularisations de "sans papiers" interviennent tous les 5 ans environ en France comme à l'etranger... Rappelons que seuls le Royaume-Uni et l'Irlande refusent encore de signer ces accords et conservent ainsi la maîtrise des contrôles à leurs frontières.

Schengen et la politique de Bruxelles sont à l'origine de l'explosion des clandestins, demandeurs d'asile, zones de non-droit comme Sangatte ou du nomadisme des déboutés du droit d'asile. La France est devenue le 4ème pays d'accueil en Europe (derrière l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie) avec près de 200 000 entrées légales en 2001. L'Europe est le premier continent d'immigration : 1,4 million d'entrées contre un peu plus d'un million au Canada et aux Etats-Unis réunis. Sa population s'est accrue de 1,276 million de personnes en 2003, dont les 3/4 en raison de l’immigration. Au nom du sacro-saint droit d'asile, quotidiennement détourné à des fins économiques, ce sont des milliers de clandestins qui entrent chaque année sur notre territoire. Ainsi, 86% d'entre eux (90 000 en 2003) ont été déboutés au motif qu'ils ne répondent pas aux critères de la Convention de Genève. Pour autant, ceux-ci restent sur le territoire français en basculant dans la clandestinité !

Mais les migrations à fin d'emplois ne sont pas les principales explications de la progression de l'immigration. C'est le regroupement familial qui est aujourd'hui le principal moteur de l’immigration. En France, la part des migrations familiales dans l'ensemble des flux migratoires est de 79 % ! Quand une personne entre sur le territoire français, ce sont 10 autres qui entrent avec elle ! Bruxelles a d'ailleurs adopté une loi européenne le 22 septembre 2003 consacrant ce droit au regroupement familial.

Dans ce texte, la famille n’est plus réduite au conjoint marié et aux enfants mineurs mais est élargie aux concubins, aux ascendants et à tous les descendants. Bruxelles aime les "grandes familles" !

Mais le plus grave reste à venir. En effet, 2004 sera l'année de tous les dangers !

L'Europe a crée un mandat d'arrêt européen, entré en vigueur le 1er janvier 2004 qui remplace les procédures d'extradition par un simple transfert. Le mandat d'arrêt européen qui avait, à l’origine, vocation unique de lutter contre les actes de terrorisme s'applique aujourd'hui à 32 infractions différentes. Ce ne sont plus les gouvernements qui décident mais les juges !

Le 1er mai 2004, date fixée dans le Traité d'Amsterdam, les décisions en matière d'immigration et d'asile seront désormais prises à la simple majorité qualifiée au Conseil, en codécision avec le Parlement européen. Ce dernier, on le sait, est favorable aux visas de longs séjours ou encore à l'intégration forcée des ressortissants des pays tiers par le biais de quotas. Demain donc, la France transfèrera sa souveraineté en matière d'immigration à Bruxelles et pourra ainsi se voir imposer des mesures contraires à ses propres intérêts.

Le 1er mai 2004, c'est aussi l'entrée de dix nouveaux Etats dans l'Union européenne, incapables de contrôler leurs frontières en raison d'un manque de fonctionnaires et d'une corruption généralisée. L'élargissement va conduire à un engorgement des systèmes d'asile dans certains des nouveaux Etats membres. D'après la Convention de Dublin de 1990, toute demande d'asile doit être traitée dans le pays d'arrivée du réfugié. Concrètement, un réfugié qui demande l’asile en France peut être renvoyé dans le premier pays qui l'a accueilli. Cette règle appliquée à l'Europe des 25 fera peser le fardeau des demandeurs d'asile sur les pays frontaliers de l'Est, par où passent aujourd'hui la plupart des réfugiés.

Le 1er décembre 2004 : les dirigeants de l'Union européenne décideront de commencer ou non les négociations d'adhésion avec la Turquie. La Commission européenne de Romano Prodi semble déjà acquise à cette adhésion. En France, l’UMP, les Verts, les socialistes et les communistes se font tous les avocats de l'adhésion de la Turquie à l'Union. Seul le Front national refuse la société pluri-ethnique et multi-culturelle qu'entraînerait inévitablement l'entrée dans l'Union Européenne de ce pays musulman de 67 millions d'habitants.


Nos solutions pour l'immigration

Il faut refuser toute réglementation de Bruxelles, même minimale ; l'accepter, c'est déjà reconnaître le principe d'un droit européen et d'une intervention européenne dans des domaines qui sont, par essence, régaliens.

- 1 - Rétablir les contrôles aux frontières intérieures et dénoncer les accords de Schengen.

- 2 - En juin 2004, la France devra refuser de perdre son droit de veto en matière d'immigration et d'asile et refuser le passage à la majorité qualifiée.

- 3 - Refuser la coopération policière au sein d'Europol : il s'agit là de l'embryon d’une véritable police européenne, supranationale.
Refuser Eurojust et son corollaire le Réseau Judiciaire Européen. Eurojust est l'embryon d'un ministère public européen, avec un procureur européen.
Refuser la mise en oeuvre d'un mandat d'arrêt européen qui participe à l'harmonisation des législations civiles et pénales de l'Union européenne et qui, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, entend réprimer les délits d'opinion.

- 4 - Permettre à la coopération policière et judiciaire de se renforcer dans le cadre interétatique déjà existant : INTERPOL.

- 5 - Exiger en plus des contrôles aux frontières intérieures de l'Union, des contrôles renforcés aux frontières extérieures de l'Union. Il faut notamment lutter plus efficacement contre la criminalité organisée (trafics d'êtres humains, vols de voitures, blanchiment d'argent...) en provenance notamment des Balkans.

- 6 - Renvoyer les clandestins et autres sans-papiers, entrés illégalement sur le territoire d'un Etat membre, vers leur pays d'origine.

- 7 - Redonner un contenu et une réelle définition au droit d'asile politique tel qu'il a été défini dans la Convention de Genève de 1951. Mettre fin à sa dénaturation, notamment, par l'apparition récente de la notion de réfugié économique.

- 8 - Refuser le principe de citoyenneté européenne comme contraire à celui de la nationalité.

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