L'Europe et l'immigration
La dangereuse politique
d'immigration de Bruxelles
La France mais aussi toute
l'Europe se trouvent aujourd'hui confrontées à
des problèmes considérables liés à
l'immigration : gestion des flux migratoires, insécurité,
criminalité organisée internationale, trafics
en tous genres, chômage, violences, corruption... A
qui la faute ? Tout d'abord à l'Europe de Bruxelles,
à ses dogmes ultra-libéraux et droits de l'hommistes
mais aussi en raison de l'idéologie immigrationniste
de nos gouvernements et de leurs renoncements successifs.
Le traité d'Amterdam,
entré en vigueur le 1er mai 1999 et le sommet de Tampere
en octobre 1999 constituent une étape décisive
vers la communautarisation de
la politique d'asile et d'immigration. L'objectif alors
fixé par les gouvernements de l'Union européenne
est de créer un véritable "espace de liberté,
de sécurité et de justice" véritable
gageure qui s'avère aujourd'hui de moins en moins réaliste.
Toutefois, les accords les plus dévastateurs de cette
construction européenne sont sans nul doute les accords
de Schengen de 1990 qui ont éliminé les
contrôles aux frontières intérieures,
érigeant ainsi la liberté de circulation des
personnel en liberté fondamentale. Lesdits accords,
ayant rendu nos frontières tellement poreuses que des
régularisations de "sans papiers" interviennent
tous les 5 ans environ en France comme à l'etranger...
Rappelons que seuls le Royaume-Uni et l'Irlande refusent encore
de signer ces accords et conservent ainsi la maîtrise
des contrôles à leurs frontières.
Schengen et la politique
de Bruxelles sont à l'origine de l'explosion des clandestins,
demandeurs d'asile, zones de non-droit comme Sangatte ou du
nomadisme des déboutés du droit d'asile. La
France est devenue le 4ème pays d'accueil en Europe
(derrière l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie)
avec près de 200 000 entrées légales
en 2001. L'Europe est le premier continent d'immigration :
1,4 million d'entrées contre un peu plus d'un million
au Canada et aux Etats-Unis réunis. Sa population s'est
accrue de 1,276 million de personnes en 2003, dont les 3/4
en raison de l’immigration. Au nom du sacro-saint droit
d'asile, quotidiennement détourné à des
fins économiques, ce sont des milliers de clandestins
qui entrent chaque année sur notre territoire. Ainsi,
86% d'entre eux (90 000 en 2003) ont été déboutés
au motif qu'ils ne répondent pas aux critères
de la Convention de Genève. Pour autant, ceux-ci restent
sur le territoire français en basculant dans la clandestinité
!
Mais les migrations à
fin d'emplois ne sont pas les principales explications de
la progression de l'immigration. C'est
le regroupement familial qui est aujourd'hui le principal
moteur de l’immigration. En France, la part des migrations
familiales dans l'ensemble des flux migratoires est de 79
% ! Quand une personne entre sur le territoire français,
ce sont 10 autres qui entrent avec elle ! Bruxelles a d'ailleurs
adopté une loi européenne le 22 septembre 2003
consacrant ce droit au regroupement familial.
Dans ce texte, la famille
n’est plus réduite au conjoint marié et
aux enfants mineurs mais est élargie aux concubins,
aux ascendants et à tous les descendants. Bruxelles
aime les "grandes familles" !
Mais le plus grave
reste à venir. En effet, 2004 sera l'année de
tous les dangers !
L'Europe a crée un
mandat d'arrêt européen,
entré en vigueur le 1er janvier 2004 qui remplace les
procédures d'extradition par un simple transfert. Le
mandat d'arrêt européen qui avait, à l’origine,
vocation unique de lutter contre les actes de terrorisme s'applique
aujourd'hui à 32 infractions différentes. Ce
ne sont plus les gouvernements qui décident mais les
juges !
Le
1er mai 2004, date fixée dans le Traité
d'Amsterdam, les décisions en matière d'immigration
et d'asile seront désormais prises à
la simple majorité qualifiée au Conseil,
en codécision avec le Parlement européen. Ce
dernier, on le sait, est favorable aux visas de longs séjours
ou encore à l'intégration forcée des
ressortissants des pays tiers par le biais de quotas. Demain
donc, la France transfèrera sa souveraineté
en matière d'immigration à Bruxelles et pourra
ainsi se voir imposer des mesures contraires à ses
propres intérêts.
Le
1er mai 2004, c'est aussi l'entrée de dix nouveaux
Etats dans l'Union européenne, incapables de contrôler
leurs frontières en raison d'un manque de fonctionnaires
et d'une corruption généralisée. L'élargissement
va conduire à un engorgement des systèmes d'asile
dans certains des nouveaux Etats membres. D'après la
Convention de Dublin de 1990, toute demande d'asile doit être
traitée dans le pays d'arrivée du réfugié.
Concrètement, un réfugié qui demande
l’asile en France peut être renvoyé dans
le premier pays qui l'a accueilli. Cette règle appliquée
à l'Europe des 25 fera peser le fardeau des demandeurs
d'asile sur les pays frontaliers de l'Est, par où passent
aujourd'hui la plupart des réfugiés.
Le
1er décembre 2004 : les dirigeants de l'Union
européenne décideront de commencer ou non les
négociations d'adhésion avec la Turquie. La
Commission européenne de Romano Prodi semble déjà
acquise à cette adhésion. En
France, l’UMP, les Verts, les socialistes et les communistes
se font tous les avocats de l'adhésion de la Turquie
à l'Union. Seul le Front national refuse la société
pluri-ethnique et multi-culturelle qu'entraînerait inévitablement
l'entrée dans l'Union Européenne de ce pays
musulman de 67 millions d'habitants.
Nos solutions pour l'immigration
Il faut refuser toute réglementation
de Bruxelles, même minimale ; l'accepter, c'est déjà
reconnaître le principe d'un droit européen et
d'une intervention européenne dans des domaines qui
sont, par essence, régaliens.
-
1 - Rétablir les contrôles aux frontières
intérieures et dénoncer les accords de Schengen.
-
2 - En juin 2004, la France devra refuser
de perdre son droit de veto en matière d'immigration
et d'asile et refuser le passage à la majorité
qualifiée.
- 3 - Refuser la coopération
policière au sein d'Europol
: il s'agit là de l'embryon
d’une véritable police européenne, supranationale.
Refuser Eurojust et son corollaire le Réseau Judiciaire
Européen. Eurojust est l'embryon d'un ministère
public européen, avec un procureur européen.
Refuser la mise en oeuvre d'un mandat
d'arrêt européen qui participe à
l'harmonisation des législations civiles et pénales
de l'Union européenne et qui, sous prétexte
de lutter contre le terrorisme, entend réprimer les
délits d'opinion.
-
4 - Permettre à la coopération policière
et judiciaire de se renforcer dans le cadre interétatique
déjà existant : INTERPOL.
-
5 - Exiger en plus des contrôles aux frontières
intérieures de l'Union, des contrôles renforcés
aux frontières extérieures de l'Union. Il faut
notamment lutter plus efficacement contre la criminalité
organisée (trafics d'êtres humains, vols de voitures,
blanchiment d'argent...) en provenance notamment des Balkans.
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6 - Renvoyer les clandestins et autres sans-papiers,
entrés illégalement sur le territoire d'un Etat
membre, vers leur pays d'origine.
-
7 - Redonner un contenu et une réelle définition
au droit d'asile politique tel qu'il a été défini
dans la Convention de Genève de 1951. Mettre fin à
sa dénaturation, notamment, par l'apparition récente
de la notion de réfugié économique.
-
8 - Refuser le principe de citoyenneté européenne
comme contraire à celui de la nationalité.